L’ Arménie à vélo, juillet 2019

J1-J2: Toulouse-Munich-Tbilissi, par la Lufthansa

Pourquoi pas directement en Arménie ?

Vols moins chers que direct Erevan

Possibilité de mettre nos vélos dans l’avion (80€ un service Lufthansa bien mal rendu, compte tenu de l’état des cartons à l’arrivée..)

Hébergement pratique à Tbilissi : Guest house formula one à Tbilissi déjà éprouvé en 2017,avec services très sympas du propriétaire sans abus sur les tarifs pratiqués (transfert aéroport avec véhicule adapté aux vélos). Nous savons aussi qu’il nous gardera nos cartons à vélos pour le retour.

Et il y a un très bon restaurant local à côté, dont nous avions déjà fait notre «cantine» 2 ans avant

Le trajet jusqu’à la frontière arménienne (70km seulement de Tbilissi) par taxi (40€), roues avants des vélos démontées , est facile à gérer.

Nous savons où trouver à Tbilissi les cartouches de gaz pour la popote, ce qui est moins évident en Arménie sans passer par la capitale Erevan avant (et nous avons bien fait !)

J3: nous passons la frontière au niveau de Bagratashen sans encombre, changeons nos devises géorgiennes pour des Drams arméniens (environ 1km après la frontière sur la M16.

Nous commençons ensuite note périple sur la M16, il n’y a pas trop de circulation, et ça commence à grimper régulièrement. Nous trouvons aisément des petites épiceries pour les courses, croisons les villageois souriants, avec qui nous échangeons toujours quelques mots ou signes.

Nous plantons notre 1er bivouac à 35km de la frontière, 5-6 km environ après Noyembrriam, dans un champ, au début de la petite route se dirigeant vers le sud que nous comptons emprunter pour quitter la nationale et ses camions, afin de rejoindre Idjevan en off-road.

Cette petite route est asphaltée sur 2-3km, puis se transforme en piste, tout à fait praticable en VTT, avec de belles grimpettes à affronter, ce que nous entamons plein d’allants pendant 5km. Nous sommes stoppés dans notre élan par de sympathiques arméniens qui nous expliquent que la piste que nous comptons suivre est fermée et que nous ne pourrons pas passer. Nous ne saurons jamais si tel est le cas (Zone militaire??), mais nous décidons de les écouter, et rebroussons chemin pour retrouver la M16 jusque Ljevan.

Nuit, dîner petit déjeuner à Anakhit guest house, très bien, très propre, accueil familial très sympa, bons plats locaux. (50€ pour 2 la nuitée complète), grande chambre avec terrasse et salle de bain privée.

J4: toujours décidés à quitter la nationale de plus en plus fréquentée (voitures, bus, camions) , nous attaquons une piste caillouteuse vers Berd, avec l’objectif d’y passer la nuit avant de retrouver le lac Sevan.

Apres 10km sous le cagnat, qui nous prendrons 2h30, le dénivelé s’avère trop important sur les cailloux . Nous commençons à pousser les vélos, réalisons que nous en avons encore pour 30km ainsi, sans savoir ce qu’il en est de la partie après Berd. Nous rebroussons chemin, reprenons la nationale, jusqu’à l’embranchement pour Chambarak, où nous trouvons une ego-lodge de bungalows qui nous accueille pour la nuit (50€ la nuitée).

J5: enfin nous sommes sur une petite route…asphaltée…et peu fréquentée. Nous faisons le détour jusqu’au monastère de Gosh, (5km de montée à 5-6%), ce qui nous donne un aperçu de la réserve naturelle de Djilan, riche en randonnée. Le cadre est tres joli, et si nous l’avions su la veille, en évitant l’aller -retour du matin sur la piste de berd, nous y aurions passé la nuit que ce soit à l’hôtel de Gosh ou en bivouac.

J6: direction Chambarak, la route idéale à vélo, il n’y a plus qu’à franchir quelques cols… le 1et et seul orage du voyage nous contraint à quelques pauses, pas de guets house à Chambarak, juste le temps d’y faire des courses, et nous trouvons à la limite de la tombée de la nuit un bivouac près d’un étang, dans les pâturages. Le taureau attaché non lin de notre tente manifeste sa désapprobation, mais le fermier nous laisse très gentiment passer la nuit dans son champ.

J7: après une halte chez le vétérinaire du secteur qui nous invite à boire un café et nous fait visiter sa clinique toute neuve, nous poursuivons la route (toujours idéalement déserte, un peu asphaltée, un peu piste ensuite) jusqu’au col de Kharmik et village de Aghberk. Magnifique point de vue vers le lac Sevan, où nous planterons la tente à proximité d’un camping, après avoir fait le tour de la péninsule D’Artanish. Le versant est du Lake Sevan est très peu développé et reste sauvage, quelques boutiques pour quelques courses, c’est tout.

J8: le lac incite au farniente, mais nous avons envie d’avancer, et poursuivons notre circuit sur la route qui longe le lac, sans encombre ni circulation, jusqu’à Vardenis. Comme la majorité des villes arméniennes, (pas belles), nous ne pouvons pas bivouaquer sauf à nous éloigner, et nous nous posons pour la nuit à Barsegian guest house, le patron y parle français, mais c’est surtout sa maman qui gère les choses et nous servira un délicieux dîner et petit déjeuner. La chambre est basique, propre, salle de bain commune mais nous sommes les seuls clients. (40€ pour nous 2)

J9: Direction le Nagorko- Karabagh, la route, asphaltée, avec peu de trafic, monte progressivement sur 20 km environ , la dernière partie est plus raide..! jusqu’au col de Soditz. La frontière se passe très aisément, il n’y a plus besoin de permis préalable à valider.

Nous pédalons dans une région très montagneuse, très sauvage, et la descente n’en finit plus après le franchissement du col. Nous faisons halte à Dadivank, montons jusqu’au monastère (belle montée de 12% que nous sommes très fiers d’arriver à surmonter sans mettre le pied à terre!), et nous préparons à bivouaquer au bord de la rivière, lorsque l’épicière du village nous propose une chambre chez elle, pour 20 la nuitée à 2.

La maison est en construction son mari voit les choses en grand, pour une future guest-house avec bassin, l’accueil n’est pas très «professionnel» , mais nous y passons une soirée agréable à dîner avec le couple, et échanger avec moultes signes et petits mots d’allemand ou d’anglais tres basiques.

J10: Route (encore un gros col après la grande descente) jusqu’à Stepanakert capitale du Karaback, où nous retrouvons un tourisme de «civilisation», avec un musée, un marché, des «ramblas» parsemés de café et glaciers. Nous résidons chez Karina guest house, très agréable, très propre, très bon accueil, 30€ la nuit avec petit déjeuner pour 2. Si l’on ne dîne pas chez Karina, nous conseillons de diner à Ureni restaurant…en réservant au préalable si l’on veut une table, ce que nous n’avons pas fait, et donc pas obtenu…

J11: Nous rejoignons Sushi par la «old road» donc une piste accessible en VTT, ça grimpe sec parfois, mais c’est très beau, et logeons chez Saro guest house dans le creux du village, très étendu.

Nous y passons 3 nuits, en profitant pour marcher et visiter le secteur, source de curiosité historique et géologique, haut lieu de la résistance Karabakh contre l’invasion turque.

Chambre spacieuse, hôte très intéressant et accueillant, mais maison un peu sombre et 1 salle de bain +WC uniques pour la maisonnée, ce qui est limite («30€ la nuitée pour 2) aux heures de «pointe».

J14: nous quittons le Karaback par le sud via la M12 (très beaux points de vue d’altitude) puis empruntons la petite route non asphaltée mais tout à fait praticable qui longe la rivière juste après le poste frontière, en direction de Tsitsernavank monastery. Bivouac au bord de la rivière, avec quelques courses anticipées au village de Lacirt.

J15: Bivouac/ Goris. Journée difficile, après la visite du monastère, nous prenons la direction de khnatsak par un chemin de plus en plus étroit, qui se perd dans des marécages que nous traversons en portant les vélos, pour retrouver une piste dont le dénivelé nous obligera à poursuivre en poussette-bicyclette, à 2 sur un vélo… bref nous parcourons environ 10km dans ces conditions en 4h environ pour enfin retrouver l’asphalte à Khnatsak, et de l’eau..à boire…et un peu de nourriture. Nous arriverons de nuit à Gori, bien épuisés, achevés par la M12 sur les 15 derniers km, en faux plat continu. Nuit à l’hôtel Zanger, simple, familial, propre, (20€ pour 2 nuits + copieux petit déjeuner).

J16: Goris- Tatev: route facile, avec la viste des ruines de Khndzoresk sur le chemin, nous prenons le téléphérique pour monter jusque Tatev avec nos vélos, assez cher mais cela nous permet de gagner du temps sur une route passante, et d’avoir un point de vue sur les canions.

Nous nous posons 2 jours dans une guest house pas top, (donc on ne la donne pas…) sur la rencontre du propriétaire de celle-ci lors du stop chez Ana’s café, (qui se sent tenue d’orienter aussi les touristes potentiels chez les villageois). L’intérêt c’est que notre hôte possède un van et pourra nous déposer près de Sisian avec son véhicule, ce qui nous évitera la grosse route vers Erevan, trop fréquentée à notre goût de cyclotouristes.

J17: randonnée de 7h autour de Tatev, très joli circuit vers le Satan bridge par la forêt, retour par le monastère et le village.

J18: Tatev-croisement nationale/ acces Sisian dans le van, arrivons tôt à la guest house réservée sur booking.com, très jolie maison tenue par une charmante hôtesse, très bonne cuisine, Karin’s B$B, 40€ pour 2 la nuitée, chambre propre et literie confortable, salle de bain et WC privatifs, une tres bonne adresse. Nous pédalons à vide pour visiter les environs, Vorotnavank monastery, village d’Aghitu, musée local,..

J19: taxi et vélo jusqu’à la jonction de la piste en direction de Karmrashen. Très jolie petite route asphaltée sur les 10 premiers km, puis en piste praticable en VTT, très beaux paysages, villages atypiques. Nous comptions bivouaquer mais la rencontre de VTTistes de montagne russes (ce sont les 1er que nous croisons)avec assistance nous vantant le restaurant de l’hôtel Lucytour dans la vallée de Yegehgis nous fait craquer sur un bungalow tout confort, et le buffet du dîner et du petit déjeuner ( environ 60€ la nuitée pour 2 + 10€ le dîner).

J20: Lucytour Hotel- Selim pass et son carava serail, 15km de montée jusqu’au col puis 10km de faux plat sur le plateau à contre-vent nous amèneront vers le sud du lac Sevan, au niveau de Martuni. Nous dormons dans une guest house en construction simple et très correcte, avec un dîner copieux et délicieux, que nous trouvons difficilement, (Aboyvan 8).

J21: Martuni- Sevan via le monastère d’hairavank, par la vieille route-piste qui passe par Gavar, parallèle à la nationale trop fréquentée, et permet de par sa hauteur un tres agréable point de vue sur le lake Sevan en contrebas. Nuit en guest house à Sévan, Mountain lake B&B, 20€ avec petit déjeuner et dîner pour 2, très bien.

J22: Sevan Garni par la vieille route qui nous permet d’éviter en grande partie l’autoroute et les axes trop circulants.

J23-J24-J25 en hôtel Garnitoon, très belle vue, très grande chambre avec terrasse sur laquelle nous ferons nos dîners. Le cadre est magnifique, le service moindre…113€ les 3 nuits avec le petit déjeuner inclus. Nous profitons de la nature avec 2 belles randonnées pour rejoindre Geghard monastery et pérégriner dans la réserve naturelle.

J26-27-28: Garni Erevan par les axes hors sentier battus, vue imprenable sur le mont Ararat encore enneigé, et 2 nuits tout confort à Gardenlodge guesthouse, où nous prendrons un peu de bon temps au bord de la petite piscine. (108€ les 3 nuits pour une belle chambre, salle de bain et WC privatifs, grand confort sur la literie, propreté et finitions impeccables, très bons petits-déjeuners, certes loin du centre-ville mais cela n’a pas d’importance à vélo, et le métro reste proche au besoin. Nous profitons d ces derniers jours pour visiter la capitale arménienne, ses principales curiosités, faire réparer le vélo de Véro qui va continuer la route entre Munich et le Gard.

Le propriétaire de la guest house est charmant, serviable, il nous aide à trouver un taxi pour rejoindre Tbilissi (50€), et nos cartons endommagés par la pluie qui a sévi en Géorgie durant notre périple arménien.

Nous sommes enchantés par notre trip en Arménie, les paysages montagneux, la gentillesse des gens, vraiment un beau voyage très adapté aux cyclotouristes..en VTT de préférence.

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