Trip Velo Bulgarie Juillet 2018

PANO_20180731_11062007/ 07 :Départ de la maison pour dormir à l’hôtel Ibis proche de l’aéroport de Blagnac la veille au soir, soucieux d’être opérationnels avant l’heure matinale de notre vol Air France du lendemain matin, la compagnie nous ayant fourni les cartons adaptés au transport de nos 2 vélos Fahrrad-Manufaktur modèle T400.(super !!!)

Conscients des difficultés éprouvées l’an dernier en Georgie avec des vélos « pas chers » modèle VTC, et ayant désormais mordu à la pérégrination vélocipédique, nous avons investi sur de vrais vélos de voyage, avec pneus VTT, cadre acier, pas de fourche télescopique et en remplaçant le système de freins hydrauliques proposé par un système à câbles , bien conseillés par le magasin Cyclable de Tournefeuille. Les images à venir confirment notre bon choix !

08/ 07- 12/07 : séjour à Sofia, en attendant nos bagages et vélos oubliés à Roissy semble-t-il ! Petite angoisse liée à l’incertitude, compensée par l’agrément de la visite de Sofia, et l’accueil très agréable et coopératif de notre Guest-house (Canape Connection, 25-30€ la nuit chambre double) … Et la victoire de la France en demi-finale, que nous irons regarder au café avec des bulgares à l’apparence pro belges, mais pas pour autant désagréables avec nous ! Nous trouvons à Sofia les recharges de gaz nécessaires aux bivouacs, les cartes de détail qui complètent le regard presque rigoureux de Laurent sur « Maps me », et les défauts éventuels du GPS au téléphone. Nous apprécions de marcher dans cette ville, d’y pédaler aussi à travers bois et parcs, et d’en visiter les alentours comme Bogdaya. Les cèpes que nous y ramassons à la pelle nous offrirons un excellent dîner !

12/07- 15/07 : les vélos sont arrivés, nos sacoches aussi, et la pluie incessante depuis 1 mois en Bulgarie semble s’estomper ! Nous prenons donc notre train réservé au préalable auprès des rails bulgares (facile, créer un compte, et réservation sur site pour les grandes lignes avec vélo sans difficulté, pas cher du tout ! ex : Sofia- Veliko Tarnovo : 11€ pour 2 avec nos 2 vélos).

Les petits trains que nous emprunterons ensuite au cours de notre voyage, et pour lesquels le chef de gare nous vend les tickets sur place 30mn avant le départ se prennent sans difficulté avec vélo, il en coûte 1 € par vélo.

Arrivée à la gare de Gorno Veliko, au nord de la ville côté aéroport, nous commençons vraiment le périple à bicyclette, rejoignant la cité historique de Veliko par un détour sur Arbanasi, où nous visiterons nos premières maisons musées, spécialités des curiosités culturelles Bulgares, et toujours très intéressantes !

A Veliko, nous logeons à l’hôtel Mostel, réservé aussi à l’avance car bien couru, lieu très agréable, grande chambre double à 30€ pour 2, avec petit déjeuner (copieux) et dîner (moins copieux pour des sportifs inclus dans le tarif ; prévoir un complément si grosse dépense calorique ou déjeuner insuffisant !!).

Nous y visitons bien sûr la forteresse, et tutti quanti… cf guides de voyages… c’est une étape agréable, avec un beau ciel bleu pendant 48h, chose que nous n’aurons pas l’occasion de vivre le reste du séjour… Mais nous ne le savons pas encore !!!

15/07 : 1ere étape journée vélo jusque Triavna, avec 1er cols franchis allègrement, et bivouac camouflé à l’écart du village au bord de la rivière.

16/07 : détour via le village musée d’Etari, et choix de l’hôtel ex-norme soviétique, qui nous permettra de regarder la finale de foot en compagnie du gardien de nuit et de son acolyte. Il nous garde au frais 2 bières et un saucisson à cette occasion, que nous dégustons tous les 4 en appréciant le cocorico final contre les croates ! Cette étape en dur nous permet de repérer à vide à vélo le circuit dit « quad » du lendemain pour rejoindre le col de Triavna par les pistes forestières… Belle partie de poussettes- tirettes, qui nous permettra malgré tout de rejoindre la route après 6km dans des conditions bien difficiles…heureusement le chemin est sec, encore !juste une grosse bagarre contre les tiques et aitres insectes en mal de chair fraîche à piquer !

Nous trouverons un bivouac en bord de rivière et un peu à l’écart des troupeaux et charrettes Roms, sur le petit chemin entre Shipka et Gorno Sarrane, ce qui nous rapproche de notre petit train du lendemain matin à prendre dans cette gare, jusqu’à celle de Koprivstika. Heureusement la première « mousson » arrive pendant notre trajet en train….

A Koprivstika, compte tenu de la météo en cours et de la facilité à visiter le village en ayant déposé nos affaires, nous dormons dans une Guest house chez un vieux couple très sympathique (25€ la chambre double). Nous apprécierons beaucoup le détour par ce village-musée, toutes les maisons y sont très belles, nous apprenons l’histoire de la renaissance bulgare, les gens y sont très accueillants et le cadre très bucolique.

17/08-19/07 : jonction vélos via les petites routes vers Plovdiv, vent derrière et en descente, donc un pédalage facile qui nous permet quelques détours pour visiter le tombeau Thrace de Strelca et faire le tour du lac Psajalzic, auprès duquel nous installerons un bivouac très insectivore…nous incitant à vite en repartir le lendemain matin.

19/08- 21/07 :

Plovdiv, ville culturelle et bobo, mais étape sympathique ! choisissons faute de place en guest house économique, un « bon » hôtel « design », dont le confort apparent ne compensera pas le manque d’amabilité de l’accueil. Hôtel Odeon, 75€ la chambre double « suite », par non choix ,avec petit déjeuner. Pas de balcon, petit jardinet resto qui ne donne pas envie de s’attarder…

21- 23/07

Rhodopes nous voilà !!! on attaque réellement la montagne et les dénivelés plus importants sur cette étape Plovdiv-Pamporovo via Laki, avec une halte bivouac en bord de rivière, cachée près du pont qui marque l’embranchement vers Laki. Au petit matin, nous apercevrons les pêcheurs de truite qui remontent discrètement le courant, chaussés de leurs grandes bottes, l’œil figé sur la ligne, et ne se préoccupant pas de notre toilette matinale ! pas de pluie…qui nous rejoint le soir à Pamporovo, sans trop nous atteindre car nous finissons par prendre un bungalow en camp à Mélina (très sympa d’ailleurs, 25€ la nuit dans un grand espace où nous pourrions dormir à 4, avec kitchenette, espaces, immense lit double plutôt quadruple)

23-25/ 07

Pamporovo-Devin. Cette fois il pleut ! Donc halte à Guest house Benita Guest house, trouvée sur booking .com, très jolie maison tenue par un couple bulgare très sympathique, grande chambre avec balcon et accès cuisine pour 25€. Nous nous glisserons entre les gouttes et profiterons de la piscine aux bains chauds et minéraux entre 2 ballades forêts avec cueillette de cèpes à l’appui !

25/07 : Devin- Dospat, route à nouveau bien mouillée, arrivons détrempés à Dospat, étape Hôtel Tihiya Kat, qui, bien que complet, nous donne une chambre toute neuve avec terrasse face au lac dans un édifice près de l’hôtel, 25€ la nuit, et bon resto adjacent.

26/07 : Dospat- Kovacenivka : Etape pluvieuse sur pistes forestières bien mouillées, en contournant le lac dans un 1er temps par la gauche jusque Sarnica, puis en coupant par la forêt 7-8km après…

Quelques » tirettes-poussettes » obligées compte tenu de l’état de la piste, et route qui serait vraiment très agréable par temps sec. Franchissons le col à 1600m sans trop de dommage malgré tout, la bruine s’estompe pour notre redescente qui croisera de nombreux camps roms, des charrettes de famille nous saluant gentiment, des cueilleurs de girolles par seaux entiers… Nous arrivons au village musée Kovacenivka sous une pluie diluvienne qui ne laisse pas de choix de bivouac autre qu’une Guest house très agréable dans une grande maison traditionnelle. 25€ la chambre double avec une grande terrasse à notre service, et comme toujours l’accès aux cuisines autorisé. Vraiment un détour qui en vaut la peine, malgré la pluie ! le cadre est magnifique, une météo plus clémente nous inciterait à lézarder quelques jours ici… Mais la réalité météorologique (temps sec le matin et pluie l’après- midi) nous pousse à poursuivre la route dès le lendemain matin sans trainer.

27- 28/07 : Massif du Pirin Nous voilà ! Kovaceninka- Melnik via Paril.

Souhaitant éviter les axes trop routiers peu agréables à vélo, nous choisirons la route en bordure de Grèce- Macédoine pour rejoindre Melnik. Nous ne sommes pas déçus par notre choix, la route est très belle, aux couleurs méditerranéennes, avec quelques dénivelés sympathiques, et pas un chat à l’horizon, jusqu’au village de Paril, où s’arrête le macada… et commence la « mousson » du soir. Nous trouvons refuge sous la halle de ce qui pourrait être la salle des fêtes open air locale, nous permettant de poser la tente sur terrain sec et protégé, la classe !!! De quoi nous sécher… Et pas loin de la fontaine ! De quoi nous laver en toute discrétion après le départ des ouvriers de la forêt dont le point de rendez-vous pour leur navette de bus jouxte notre abri du jour ! Les 4 ou 5 âmes qui vivent dans ce village nous feront un petit signe ou passeront nous dire bien des mots gentils en bulgare que bien sûr nous ne comprenons pas. Attention ! aucune boutique dans ce bourg, pour les collègues cyclards qui nous liraient, bien prévoir ses provisions de route avant, aucun problème pour l’eau par contre il y a des fontaines d’eau potable partout en Bulgarie, y compris dans les zones les plus reculées.

28/07 : Paril-Melnik. En principe une étape assez courte : moins de 40km… Mais très vite le passage du col à 800m de dénivelé se corse, route non praticable sur selle, et il nous faudra 4h pour franchir 15km, poussant et tirant encore une fois nos vélos à 2, l’un après l’autre et patiemment… les indications sont trompeuses, nous ratons une bifurcation à gauche mal indiquée qui nous fait revenir sur nos pas… heureusement « Maps-me » permet de réguler l’erreur sans s’être trop engagés dans la mauvaise direction. Nous arrivons à Melnik épuisés, avec encore quelques belles grimpettes après Golesovo au travers des vignes locales, et atterrissons dans une guest house très agréable sur les hauteurs du village, repérée par hasard sur booking.com. Un peu au-dessus de nos gammes habituelles, mais besoin de confort, lessive et séchage de nos petites et maigres affaires. (Bonita guest house 50€ grande chambre double avec petit déjeuner inclus, juste derrière la maison Kordopoulova, d’ailleurs très intéressante à visiter). Nous profitons de Melnik pour marcher, quittant les roues non sans peine, avec le parapluie à la main pour rejoindre le monastère de Roze, car comme d’habitude, orages et pluies sont au rendez-vous de l’après- midi. Nous nettoyons nos vélos à la brosse à dents, espérant les libérer de la boue séchée et incrustée dans les petits recoins, accumulée les jours d’avant, et qui font couiner la chaîne et les différents engrenages.

30/ 07 : Massif du Pirin-Massif du Rila.

Afin d’éviter un grand axe routier, nous décidons de retrouver le train local, donc nous quittons Melnik le matin pour Sandanski, prenons un train de l’aprè_ midi jusqu’à Bobolesvo, et enchainons sur Rila. Le temps orageux nous oblige à poser nos baskets bien détrempées en « dur », et nous choisissons un bungalow rigolo au complexe Valdis : (25€ la nuit)

31/ 07 : visite du monastère (magnifique !) vers lequel nous grimpons nos 400m de dénivelés comme des fleurs, puisque nous avons laissé nos sacoches au bungalow. Nous enchainons sur le parc de Rila jusqu’au bout de la route, sur le plateau Kirilova. Arrêt pour cueillettes de cèpes, girolles, visite du tombeau de St Jean de Rila, en respectant la tradition de glisser dans une fente de pierres le petit papier sur lequel on a inscrit son souhait.

Vœu de Laurent : stop working

Vœu de Véro : Capeps Leo 2019

Retour au bungalow Vladis en descendant…ouh ça va vite ! Mais sous la pluie…

02/08 : Nous sommes curieux de voir l’autre versant du Massif de Rila, et jouir du site des 7 lacs, donc nous décidons de remonter peu à peu vers Sofia à travers un détour vers Sapareva Bania, base facile pour rejoindre ensuite Panitchitche, point de départ du téléphérique. Logement trouvé par booking en guest house, hillguest house (25la grande chambre double avecc balcon), où, comme d’habitude désormais, nous débarquons tout mouillés. Le papa du propriétaire nous conduit le lendemain matin tôt vers le téléphérique (10€ le coût du trajet), car nous pressentons la pluie en début d’après-midi, qui effectivement ne nous fera pas défaut, et nous surprend sans défense possible sur le téléphérique du retour. C’est donc bien imbibés qu’après la randonnée des 7 lacs, (heureusement sommets clairs le matin !!), nous entamons une randonnée cèpes, repérée sur la carte et censée nous ramener à Sapareva par la forêt. Le chemin, raviné par les pluies s’interrompt brutalement au-dessus de la rivière après 2h de marche sous parapluie, et nous oblige à faire demi-tour, remonter sur la route et rappeler notre taxi man…Nous envions presque la canicule toulousaine !

04/ 08 : remontée du Rila par le Vitocha via bivouac à Jarlovo. Décidons d’emprunter le tour du VItocha VTT (route 100) pour revenir dans la capitale : pistes détrempées, inondées boueuses et pleines de purins, Gros chiens patous nous refusant le passage dans le chemin (heureusement le garde forestier à cheval nous fait franchir le passage délicat), rivières à gué. Nous avancerons moins vite que prévu. Les images parlent d’elles-mêmes.

Bref, un retour sur Sofia bien boueux, mais secs, sauf les chaussures. Le beau temps revient en Bulgarie, alors que nous la quittons…après un dernier dîner arrosé d’excellent vin bulgare au restaurant découvert en début de séjour et que nous recommandons : FAMILY Pectopaht, 55 rue Gladstone, même rue que Canapé Connection, mais de l’autre côté du boulevard Vitocha, sur la gauche, dans un jardin avec des petites fontaines, le meilleur rapport qualité prix et une grande finesse de goût, de toutes nos expériences « Pechtopah »= Restaurant en Bulgarie !

Une dernière marche dans Sofia après avoir bien rangés, bien protégés et démontés nos vélos en carton Air france, vers le marché aux femmes pour y faire provision de miel et produits de rose, nous permettra, enfin, d’apprécier un joli point de vue sur les sommets qui encerclent la capitale de ce beau pays. Il nous a enchanté par son environnement naturel, ses sites culturels, la gentillesse de sa population, notamment hors sentier battu, malgré un 1er aspect pas forcément souriant. Il est vrai que sans parler russe ni bulgare, nous sommes limités dans nos contacts…


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