Namaste d’Inde, Almora, Lucknow et l’Etat du Bihar

BODHGAIA7968De temples en ….contemples !

Nous avons quitté les sommets de l’Uttarakhaland progressivement. Une dernière étape à Almora, petite ville perchée à flanc de colline, à 1600m, nous permettra de visiter un site Jain, vieille cité du Xème siècle perdue dans la forêt. Quelques heures de bus, suivies de « quelques » heures de train (enfin ! Le 1er sur lequel nous avons pu dégotter 2 places assises en 1ère classe (classe ! Si l’on peut dire…) nous ramènent dans la plaine et en grande ville, vers 1h du matin : Lucknow, c’une grande cité industrielle, charnière principale sur l’axe Dehli- Calcutta. Parsemée de citadelles du XVIIIème,et de quelques parcs, poumons verts de toutes ses grandes artères bruyantes, klaxonantes, elle n’est guère appropriée au trek urbain.

Nous y sommes vite en nage, pégueux de crasse et poussière, tout comme l’ hôtel dans lequel nous atterrissons. Nous y changerons 3 fois de chambre, la première est glauque et crade à souhait, la deuxième, un peu plus spatieuse mais aveugle, a la douche en panne, la troisième sera la bonne, avec, au moins..des draps propres. Elles ont toutes la télé que nous ne regardons pas, un Air conditionned que nous ne supportons pas, et un ventilo que l’on n’éteint la nuit tant il fait du bruit ! Mais le petit bonus : le bar attenant, dans un carré de verdure ceints d’immeubles indignes des cités du Mirail, y sert des bières fraîches, les premières pour nous depuis plusieurs semaines. On se couchera donc un peu pompettes !

Nous déambulons dans le chowk, quartier labyrintique dans lequel grouillent échoppes à thé, marchands de tissus,tailleurs, artisans de tout secteur, les narines en mode «off» pour échapper aux odeurs des caniveaux, immondices et bétail type chèvre ou vache qui vit dans les « maisons ». Les gens sont curieux de nous y croiser, leur pauvreté n’empêche ni le sourire, ni les « namasté ».

Nous retrouvons là l’Inde « difficile », bien qu’attachante de par son animation incessante.

Nous quittons Lucknow sans regret pour retrouver la campage du Bihar, après 1h de vol domestique et 6 heures de bus local.Le Bihar est l’état le plus pauvre de l’Inde, avec des conflits sociaux récurrents, mais nous y sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse.

Nous arrivons à Rajgir, petite bourgade réputée pour ses temples et ses pèlerinages, indouistes, boudhistes, jains, et c’est en carriole à cheval, mode de déplacement collectif encore majoritaire dans ce secteur, que nous rejoignons notre hôtel. Cette fois nous grevons le budget pour nous poser dans un lieu plus luxueux, où les draps et serviettes sentent bon, et la chambre claire et spatieuse s’ouvre sur terrasse et jardin pour prendre l’air et le thé. Nous sommes les seuls clients de l’hôtel, et sans aucun doute les seuls touristes européens du village. Nous dégottons par les employés de l’hôtel 2 magnifiques vélos pour pérégriner aux alentours.

Le vélo de Véro est agrémenté d’une selle bleu stroumph, en skaï épais épousant anatomiquement le séant de Madame. Celui de Laurent est équipé d’une selle caca d’oie en plastoc dur, qui lui martèlera os et coucougnettes toute la journée. En inde tout est souvent question de selles, dures ou molles, that is the question !bien sûr pas « celles «  que vous croyez… ! Il y aussi sur les essieux des roues des petits goupîllons type brosses à chiotte, dont on ne sait toujours pas s’ils sont là en tant que grigris ou protection de bouses. Tout cela pour finir l’épisode vélo/ selles sur 50km de pédalage qui nous raviront de paysages, sites du Vème siècle, et scènes de vie rurale (qui semblent parfois s’être arrétées à l’époque médiévale), mais… pour en revenir aux selles, on en a quand même un peu « ch.. » !

Arrêtons là cette prose qui dériverait volontiers pour les mauvais esprits que sont certains de nos lecteurs vers des remarques scatologiques…et passons à la suite.

Nous complètons notre séjour à Rajgir par une jolie randonnée de 7h en campagne, dans les collines avoisinantes, de stupas en stupas, sous un cagnat de 35°.

Nous complètons notre chemin dans les traces de Bouddah…par la ville sacrée de Bohdgaia, la visite de son temple et arbre sacré où Bouddah enseignait sa philosophie, entouré de temples de tous les pays boudhistes du monde (celui du Bouthan est à notre avis le plus beau).

Nous avons une petite poussée d’adrénaline pour rejoindre la gare, à 15km, aucun taxi ou tuktuk ne veut s’y déplacer, la police bloque le retour en ville à cause des élections qui ont lieu le lendemain, Ces moments sont sources de sanglants conflits dans les années précédentes. Il nous faudra payer le double du tarif pour accèder à notre train. Encore un petit coup de stress, notre train n’apparait pas dans les affichages…Il a simplemnt du retard, et 4 jeunes étudiants nous guideront avec leurs applications Iphone vers le bon quai, le bon horaire, etc…Il y a juste une petite heure de retard. Nous nous engouffrons dans le bon wagon, pour découvrir nos 2 couchettes sympathiques, en 2ème classe…dans la série couches..dures…ou molles, on est hors concours, c’est skai mou/ dur, clim dans la tronche, et espace minimaliste pour s’allonger et poser nos sacs. Bref, une nuit…brève de 9h nous amène à Calcutta…A suivre donc !

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3 commentaires pour Namaste d’Inde, Almora, Lucknow et l’Etat du Bihar

  1. Fournier dit :

    Bonjour, je viens de passer une heure avec vous, cela faisait un moment que je n’etais pas venue sur le site, je me suis regalee, merci les amis de partager votre road et bravo pour les textes à quatre mains, bises, pascale

  2. Anne Marie et Gilbert dit :

    Les vélos sont rustiques mais semblent efficaces!Vous êtes tous deux bien bronzés! La température des pays traversés doivent vous convenir; nous qui sommes depuis 2 jours dans un temps automnal et froid soudain.Nous avons de temps en temps des nouvelles du fils sans l’importuner.
    Nous vous embrassons très affectueusement.

  3. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Vous de donnerr 2 informations essentielles.
    1) Pégueux est un produit qui adhère sur lui-même ou sur un autre corps par simple contact.
    Je ne le savais pas.
    2) il faut 2 hommes (dont un en uniforme) pour gonfler correctement une roue arrière de vélo.
    Bien sûr! Tout cela ne figure pas dans le Lonely Planet.
    1) Alors, peut on dire que ce guide est pégueux?
    2) Combien d’hommes pour gonfler une roue avant?
    PS : 2 questions et un commentaire encore. Ces hommes là.
    Sont ils spécialisés roue arrière et roue avant?
    Quelle est l’importance de l’uniforme?
    ça donne envie de retourner voir le monde.
    Biz Bravo pour vos articles. Eclatez-vous bien.

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