Vietnam Avril 2011

Vero vietnam2 semaines, un séjour court qui nous incite à faire un choix particulier, hors des sentiers classiques que véro a déjà parcourus en 2002.

Nous avons envie de marcher dans les montagnes du nord du Vietnam, et nous décidons pour un parcours de trekking entre la région de Ha Gieng et Lao Cai.

Nous arrivons à Hanoi à 6h du matin, et enchaînons immédiatement par 6 heures de bus que nous avons la chance d’attraper dès notre arrivée à la gare routière, contact téléphonique pris avec notre guest house, le bus nous laissera à la jonction de la « grand «  route, et un taxi nous permettra de rejoindre Pan Hou village à travers la montagne au bout d’1heure de trajet environ.

C’est par l’Eco lodge Pan Hou village, que nous arriverons à générer un trek de 8 jours, avec un guide, Han, dont l’anglais balbutiant nous obligera à une communication de gestes et de dessins (cf petite vidéo pub pour l’INSA). A l’époque la route est encore en construction entre ces 2 vallées, ce qui nous permet de passer de villages en villages par les pistes forestières, et nous sommes donc à l’abri de l’afflux des touristes.

Les 2 petites motos qui transportent nos gros sacs empruntent un autre circuit pour nous les amener le soir à chaque étape, se débrouillant pour franchir les chemins boueux qui accèdent aux maisons sur pilotis qui nous hébergent. Nous dormons chez l’habitant, partageons chaque soir leur table (ou plutôt leur natte au sol), et dormons sous les moustiquaires sur les mêmes nattes à multi- usages.

Tous les soirs nous avons droit à l’apéro saké, à partager en autant de verres que d’invités présents dans la maison du moment. Evidemment, nombreux sont les voisins désireux de trinquer avec nous, et l’alcool de riz « home made » n’aura plus de secrets pour nous au bout de la semaine. On a quand même vidé discrètement quelques verres par les fenêtres. En fait il n’y pas de fenêtres, juste des ouvertures béantes sur des terrasses en bambou et en surplomb des mares à cochons…

Bref, un trek authentique et intégré dans les minorités villageoises de ce Vietnam nord, pas très difficile, on marche environ 5h par jours mais les cols ne sont pas très hauts (entre 1000 et 2000m). On a l’impression de déambuler dans un immense jardin botanique, nous sommes à l’altitude des champs de thé, en pleine récolte à cette époque, qu’interfèrent rizières et vergers à gogo.

La douche est en général un petit carré de bambou avec un tuyau, les toilettes un trou éloigné de la maison, dans lesquelles on n’a pas trop envie d’aller la nuit en traversant la zone des porcs, il faut dire qu’on les a vu se goinfrer quand on leur sert la pitance, mieux vaut ne pas y laisser traîner un pied par hasard, sous peine d’en faire un pied de porc…ou plutôt un pied dans le porc.

La nourriture est délicieuse, bio évidemment! Les gens trsè agréables et accueillants, curieux sans plus, mais sans parler le dialecte local qui varie d’ailleurs selon les minorités, la communication n’est pas évidente. On dessine, ou plutôt Laurent dessine beaucoup…

Le seul petit hic: on a droit à des petites bêtes genre mini moustiques qui passent à travers les mailles de notre moustiquaire, pas adaptée aux insectes locaux, et qui affectionnent particulièrement l’européenne.

La météo est acceptable, la mousson n’en n’est qu’à ses débuts, et même si le terrain est gras, nous n’aurons pas droit à des trombes d’eau, juste quelques ondées le soir. La température est douce, y compris la nuit, et nos draps de couchage suffisent, avec les couvertures que nos hôtes nous prêtent.

La dernière étape du trek débouche sur la route en construction et les 2 motos nous amèneront pour la dernière heure de parcours jusqu’à Bac Ha.

Nous y passerons une ou 2 nuits, profitant du marché local, et prendrons ensuite un bus pour Hanoi, où nous finirons les vacances par 3 jours de ballades urbaines, vélos pour exploiter les alentours.

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