Ladakh et spitti (Inde du nord) Juillet Aout 2009

ladC’est l’un des voyages les plus marquants que nous ayons faits, pourquoi ?
L’Immensité des sommets qui nous entourent, la splendeur des montagnes, des paysages, des couleurs, l’authenticité et la gentillesse des gens , les thalis, le thé au beurre rance de yak, la bière d’orge, un je ne sais quoi de spécial, malgré la difficulté des efforts liés à l’altitude , des transports interminables en bus sur les routes (peut-on vraiment parler de routes ?) les plus hautes du monde, le confort sommaire des guest houses…
Départ de Toulouse par Jet Airways, via Bruxelles, Nous arrivons à l’aéroport de New Dehli tard dans la nuit. Nous enchaînons par bus inter aéroports, gratuit pour qui détient un vol intérieur, vers l’aéroport national. Nous avons pré- réservé le vol Dehli- Leh, et patientons jusqu’au petit matin, espérant que les conditions climatiques (aléatoires !) nous permettent le décollage, et l’atterrissage. Mais nous sommes chanceux cette fois ci, et nous arrivons un peu hagards à Leh après nos 30h de voyage et un dénivelé positif de 3000m entre Toulouse et la capitale du Ladakh.
Nous prenons pour camp de base à Leh « Milarepa delux Guest house », que nous recommandons, inconnue des guides touristiques, avec 3 ou 4 grandes chambres, eau chaude assurée dans la salle de bain commune, ce qui est assez rare à ces tarifs dans Leh. Légèrement excentrée, dans une petite rue juste au-dessus de la maison des femmes, dans le quartier de Chubi, la maison appartient sans doute à un éminent fonctionnaire de l’armée indienne (nous voyons souvent des jeeps militaires garées devant chez lui), ce sont les dames de la maison qui gèrent l’accueil des quelques touristes privilégiés qui connaissent le lieu. Il y a une grande terrasse sur le toit, surplombé par le vieux palace de Leh.
Dès notre arrivée, nous nous lâchons dans les ruelles de la ville, j’en mesure les changements, dans le sens de l’urbanisation accrue, par rapport à ma première venue dans cette région, en 1985. Il n’y avait alors ni électricité courante, ni asphalte, très peu d’hôtels , restaurants, véhicules, et très peu d’agences…et très peu de touristes aussi!.
Nous grimpons en soufflant comme des bœufs jusqu’aux ruines du palace, Acclimatation oblige ! Nous finirons rapidement avec la tête qui tourne et le corps en réactivité « je dois aller dormir au plus vite », et cèderons à cette injonction.
Pendant les 3 jours qui suivent, nous prenons le temps de visiter les temples dans un rayon de 20km, prenant systématiquement le bus de la gare routière , et revenant en marchant par les chemins que nous découvrons au fur et à mesure, cartes et pifomètres sont en actions…
Nous partons ensuite pour un trek de 7 jours, programmé à l’avance avec le groupe Shanti travel, sur la vallée de l’Indus, un trek des plus classiques qui va de Leh à Lamayuru, et que nous savons désormais possible de faire en autonome, en logeant chez l’habitant si l’on est pas trop chargé, ou bien avec tente, des espaces y sont reservés .
Nous avons pour nous seul, un guide, Tashi, que nous recommandons, (face-book Tashi Tsephel), un cuisinier, un stagiaire cuisinier, un muletier avec ses 3 mules qui portent l’intendance et nos gros sacs et oui, tout ce monde rien que pour nous deux !.. bon + la jeep qui nous mènera au point de départ et nous ramènera au point de retour en prenant la peine de nous arrêter sur les principaux points d’intérêt. Cela nous coûte 40€ par jour et par personne tout inclus. Nous sommes effectivement très gâtés par rapport à d’autres touristes qui ont pris leur prestation sur place en s’adressant aux agences locales ou à leur Guest house . Nous ferons même la « fête » avec nos accompagnateurs le dernier soir, qui se sont débrouillés pour nous procurer des bières d’on ne sait trop d’où, mettant la musique dans l’autoradio de la voiture qui nous a rejoints, ils allument un feu de camp digne de la St jean, et s’emballent de nous voir danser la salsa sur les airs indiens !En fait nous avons vraiment passé un très bon moment sur le plan relationnel avec nos 4 jeunes, nous pourrions être leurs parents, ils ne savaient plus quoi faire pour nous faire plaisir, nous devons même insister pour qu’il ne nous montent pas la tente à chaque camp ! Un jour ils nous ont fait un gâteau au chocolat et à la banane, à 4500m d’altitude, sous la tente. Et Tashi nous a beaucoup parlé de la difficulté d’être jeune en Inde sans être « bien » nés, entre la modernité et le régime des castes. Il est envieux de notre système Français, plus libre et plus égalitaire d’après lui.
De retour à Leh nous passons à nouveau 2jours à pérégriner par les mêmes moyens, bus et marche, dans les alentours de la capitale du Ladakh, nous lavons notre linge issu du trek dans la machine à laver de la Guest house, qui trône en cas de besoin dans le…jardin.
Nous nous décidons pour la suite du voyage : rejoindre le SPITI par Bus ! 1ère étape, 17h de trajet sur les routes du toit du monde jusqu’à Keylong, dans le bus gouvernemental, local donc, sièges en skaï, non inclinables, appui tête en ferraille ! Dès le lendemain matin, après une nuit très courte à Keylong… où Laurent oubliera le scrabble et la gourde…nous voilà repartis pour environ 12h de bus, jonctions comprises pour Kaza, 1ère ville étape nécessaire pour obtenir les permis de boucler un trajet au Spiti. Cette ville n’a guère d’intérêt si ce n’est son côté « ville » avec les infos et structures (internet par exemple) qui vont avec ; Nous n’y restons que le temps nécessaire pour y manger et faire faire nos permis, (vive l’administration et la logique indienne ) et nous enchaînons en jeep partagée avec un couple russo-japonais pour le village de Kibber, où nous passerons quelques jours ; bien oxygénés désormais, et habitués à vivre à 4500m, nous continuerons de randonner à la journée, passant par les villages et monastères des environs, longeant ou franchissant les torrents qui bouillonnent au fond des gorges, cette région est hors du monde. Lors d’une de ces randonnées, une jeune fille nous invite à manger chez elle, et nous pénétrons donc dans la maison du Spiti, et son organisation spatiale : cuisine, chambre et toit. Elle refuse que nous la payions, nous demandant juste de revenir la voir un jour comme le plus beau merci qu’on puisse lui accorder.
Puis nous passerons par Tabo, Nako, Rekong peo, prenant dans chaque bourg traversé le temps d’une à 2nuits, de marcher de temples en temples, prétextes à s’imprégner de la grandeur de cette nature austère et minérale. Pour qui aime marcher, la solitude, le Thali, et ne redoute pas l’inconfort, c’est le lieu idéal pour se ressourcer.
Le retour vers la plaine, bien que progressif, nous ramènera à la réalité de l’Inde non bouddhiste peu à peu. Nous descendons vers Dehli toujours en bus, en nous arrêtant à Kullu (logement d’une nuit à Naggar) et 2 nuits à Simla.
A Dehli, nous restons 4 jours avant de reprendre l’avion, dans la fournaise , la pollution et le fourmillement bruyant qui caractérise l’Inde en général, nous trouverons malgré tout quelques bouffées « d’oxygène authentique » en nous promenant dans certains quartiers, nous y visitons quelques- uns des principaux monuments, et finirons nos deux derniers jours de vacances dans le confort de » Lutyens Bungalows », dans un quartier résidentiel du sud de Dehli, agrémenté du plaisir de la piscine avec une eau verte dans le grand jardin.(50€ le bungalow pour 2, breakfast pantagruélique inclus).
Ce voyage nous habitera longtemps à notre retour à Toulouse, et nous donnera envie de retourner en Inde l’été suivant. Ce sera une bien autre épopée !
Véro : « C’est la 4ème fois que je viens en Inde, (3 premiers voyages en 1983, 1985, 1989) les conditions y sont parfois détestables, et il m’est arrivé de ne plus supporter les indiens dans certaines situations, mais c’est plus fort que moi, une fois ces moments désagréables estompé dans la mémoire, j’ai toujours eu envie d’y revenir, addictive aux senteurs indiennes ?! »

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